Vous trouverez dans cette Newsletter, envoyée tous les deux/trois mois, des idées pour vous détendre, vous changer les idées, vous mettre du baume au coeur quand la fatigue vous gagne ou que vous avez le moral dans les chaussettes.
J’y partage mes ressources bien-être, des podcasts et lectures qui m’éclairent, des trouvailles culinaires, des idées de sorties, balades expos ou concerts… des conseils divers… des extraits de mes playlists de massage….
Enfin, je donne accès à des séances de sophrologie/relaxation je j’ai spécialement créées pour vous.
C’est ma façon de prendre soin de vous entre deux rdv 😉
NEWSLETTER N°10 - JUIN 2026
La thématique du jour est une réflexion sur le culte de la performance pour lequel nous sommes programmées depuis l’enfance.
Que se passerait-il si nous l’étions… un peu moins?
Il sera question dans mes rubriques habituelles de lâcher-prise, de s’ouvrir à la nouveauté, d’apprécier le temps long, de chérir l’imperfection, de cultiver l’adaptabilité, de diversifier ses centres d’intérêt pour toujours plus de sérénité.
Bonne lecture et à très bientôt!
Félicie
MES ACTUALITÉS
CONGÉS
Du 18 juillet au 10 août, puis quelques échappées ponctuelles.
NOUVELLES HUILES DE MASSAGE
Comme vous le savez, ma base est une huile de coco biologique neutre en odeur.
Mais il m’arrive d’ajouter en fin de massage une huile subtilement parfumée aux agrumes, vous êtes nombreuses à l’apprécier.
J’ai décidé d'agrémenter ma gamme de trois nouvelles senteurs venant du même fournisseur l’Escapade Cosmétique.
Acidulée, fraîche, poudrée ou boisée, j’ai hâte de vous faire découvrir ce quatuor olfactif!
CHAUFFAGE — CLIMATISATION
Pour votre confort je m’assure que le studio de massage soit toujours à température optimale, chauffé en hiver, et rafraîchi par une légère climatisation avant votre venue en été.
PODCASTS & CO
ET SI ON ÉTAIT MOINS PERFORMANTES?
Cette fin de printemps a éprouvé nos organismes.
Nous avons dû puiser dans nos ressources pour rester efficaces malgré une météo passant brutalement d’un extrême à l’autre.
Je reçois chaque jour des femmes épuisées par ce grand-écart entre “sur-adaptation” à un environnement fluctuant, et injonction à rester, voire à être encore plus performante! N’est-ce pas la recette idéale pour atteindre un point de rupture?
L’émission que je vous partage aujourd’hui, tirée du média Les Lueurs et conseillée par une amie (merci Aurore!), est un échange entre Jonathan Langlois et son invité Olivier Hamant, biologiste de formation et auteur entre autres du livre Antidote au culte de la performance : la robustesse du vivant
On y apprend que 11% de la population active française a déclaré un burn-out en 2024, et qu’une alternative à l’hyper-performance est possible, voire souhaitable à l’échelle de l’individu comme de la planète, car lorsque les ressources s’épuisent il faut plutôt privilégier une moindre efficacité et une plus grande résistance aux aléas, ce que la nature nous enseigne si on a les yeux d’un scientifique pour l’observer!
Comme toujours, gardons notre esprit critique… et mettons de côté les raccourcis parfois simplistes ou la tournure de “propagande politique” qui pourrait déplaire à certaines.
Je m’arrêterai plutôt sur les notions qui m’interpellent et/ou m’inspirent:
-Performance = somme de l’efficacité (atteindre son objectif) et de l’efficience (avec le moins de moyens possibles)
-On nous a éduqué(e)s dans le culte de la performance comme seule voie de survie(sinon mort: perte d’estime, perte d’opportunité, perte de son travail, perte de sa santé etc…)
-La performance n’est possible que dans un monde d’abondance, car cela épuise les ressources. Quand les ressources viennent à manquer il faut coopérer: moins de performance individuelle —> meilleure robustesse du groupe.
-Robustesse = modèle qui reste stable malgré les fluctuations
-La crise, (monde fluctuant) appelle un besoin de sécurité mais on confond sécurité et contrôle; et paradoxalement, vouloir tout contrôler crée de l’insécurité…
-C’est en lâchant le contrôle et en prévoyant des marges de manoeuvre que l’on se sent en sécurité, car on se met en capacité de s’adapter et d’absorber les chocs.
-la performance passe facilement de moteur à addiction (c’est tellement grisant qu’on ne voit pas le danger)
-Pour éviter les addictions il faut diversifier ses activités, nourrir les liens sociaux, cultiver un lien corporel/sensuel au monde (sport, musique, art, activité manuelle…), et créer des moments d’arrêt.
Je vous laisse découvrir l’entièreté de la démonstration d’Olivier Hamant, riche d’exemples et clairement exposée.
Lien vers l’épisode ici
SOPHRO - RELAX
LE LÂCHER-PRISE PASSE PAR LE CORPS
Pour contrer le tourbillon de la performance qui implique, par définition une disponibilité extrêmement réduite pour toute autre activité que celle qui nous absorbe, je vais vous expliquer comment construire des exercices de sophrologie rapides, et très “performants” (ha! ha!) car le bénéfice est immédiat et demande peu de moyens.
Le schéma est toujours le même et nécessite quelques minutes seulement:
-on prend une position ni trop raide ni trop avachie (debout, jambes écartées de la largeur du bassin, genoux déverrouillés, épaules souples et tête bien sur son axe sans crispation)
-on commence par enchaîner quelques respirations tranquilles, ventrales si possible, avec une belle amplitude sans être forcées.
-Puis l’exercice sera toujours en 4 temps
1-Inspiration: on prend une position
2-respiration bloquée quelques secondes: action spécifique ou mouvement
3-expiration: mouvement de relâchement
4-Intégration: quelques respirations libres pour ressentir l’effet de l’exercice
Si c’est votre truc, on vous pouvez l’associer à une visualisation.
Voici quelques exemples pour “évacuer”:
Inspiration: légèrement de profil on lève un bras comme si on tenait un arc
Blocage respiratoire: on tire l’autre bras en arrière comme si on bandait l’arc
Expiration: souffle fort et explosif en projetant notre main comme si elle était la flèche
Intégration…
(à faire des deux cotés puis deux bras en même temps)
Inspiration: on prend une position neutre
Blocage respiratoire: on contracte un muscle ou tout le corps (y compris visage en grimaçant) le plus fort possible
Expiration: on relâche le ou les muscles contractés
Intégration…
Inspiration: on prend une position neutre
Blocage respiratoire: on fait des mouvements rapides d’épaules de haut en bas le plus vite possible
Expiration: on relâche les épaules
Intégration…
Inspiration: on prend une position neutre
Blocage respiratoire: on saute sur place comme un zébulon
Expiration: on se relâche
Intégration…
Inspiration: on monte les bras devant nous à hauteur d’épaules
Blocage respiratoire: on secoue les mains comme si on voulait se débarrasser de quelque chose qui colle aux doigts
Expiration: souffle fort en relâchant les bras
Intégration…
Voici quelques exemples pour “se remplir”:
Inspiration: on monte les bras devant soi à hauteur d’épaules
Blocage respiratoire: on contracte les doigts en griffe comme si on voulait agripper quelque chose
Expiration: on souffle doucement en ramenant lentement les mains vers soi puis bras ramenés le long du corps.
Intégration…
Inspiration: position neutre
Blocage respiratoire: on lève les bras au ciel en “V” comme pour attraper un énorme ballon
Expiration: on fait descendre lentement nos mains autour de notre visage, buste, ventre, jambes et jusqu’au bas des pieds pour s’imprégner de ce que nos bras ont attrapé.
Intégration…
Vous pouvez en imaginer mille, avec visualisation ou non, selon que vous souhaitez évacuer, frapper, secouer, boxer votre colère, votre peur, votre douleur, votre chef!… ou ramener à vous le calme, la sérénité, la confiance, l’amour, le sommeil…
Les variantes sont infinies, autorisez-vous à créer les vôtres!
Le bénéfice (relâchement physique et nerveux, prise de recul, apaisement…) est instantané, et s’ancrera plus profondément si l’on refait régulièrement les exercices.
Pour visualiser des exercices de sophrologie, je vous renvoie au site de Catherine Aliotta, mais il en existe plein d’autres.
Sinon, si vous voulez expérimenter le temps long pour lâcher-prise, je vous invite à vous renseigner sur la méthode MUNZ FLOOR (merci Ariane pour cette découverte) qui dénoue les fascias par des mouvements très très lents.
MASSAGE - SOIN
CHÉRIR L’IMPERFECTION
Être moins performante c’est entre autres accepter l’idée de ne pas être aussi parfaite qu’on le souhaiterait.
Voici une belle opportunité de travailler sur nos complexes physiques, et comme souvent, progresser dans une voie demande de l’entraînement!
Alors voici ce que je propose:
1- Trouvez un moment et un lieu où vous pouvez être tranquille
2- Choisissez la ou les parties de votre corps que vous aimez le moins
3- Prenez-en soin par un auto-massage, des gratouilles, des pressions douces, de la chaleur (bouillotte ou autre)
Débrouillez-vous pour trouver cela agréable malgré vos résistances, même si cela prend du temps! en employant tous les moyens possibles: huiles parfumées, gommage gourmand, ambiance musicale choisie, lieu préféré, accessoire, auto-bienveillance…
Si vous aimez les challenges, laissez quelqu’un de votre entourage le faire à votre place 😁
Je vous donne un exemple personnel:
Je déteste mon ventre, depuis toujours, pour mille raisons. D’habitude je l’attaque à coup de palper-rouler, je l’asperge d’eau glacée, je lui inflige des serrages de ceinture douloureux…
Eh bien progressivement, j’apprends à le chouchouter. J’ai régulièrement recours à la bouillotte, je le masse doucement avec des huiles parfumées ou du Baume du Tigre, je trouve même très apaisant de le malaxer doucement, comme un anti-stress.
Et le plus fou: j’accepte enfin l’idée que mon compagnon puisse l’aimer!!!
Alors si vous détestez votre nez, vos fesses, vos pieds ou que sais-je… vous savez ce qu’il vous reste à faire!!!! 😜
CONSEILS NATURO
LE CERCLE VERTUEUX ANTI BURN-OUT
Si je pars de l’idée d’Olivier Hamant, la performance implique une “hyper-spécialistion”; on se met sur des rails qui deviennent le seul et unique chemin que l’on maîtrise de mieux en mieux, sur lequel on va de plus en plus vite, on est de plus en plus compétente ce qui est très valorisant.
Mais au moindre grain de sable on risque de dérailler. L’angoisse de l’accident nous pousse à être encore plus performante, cela nous épuise donc nous fragilise et n’élimine jamais totalement le risque. C’est un cercle vicieux très puissant, dans lequel on se distancie progressivement de son ressenti corporel jusqu’à ne plus percevoir les alertes.
Et puisque nous avons négligé les chemins alternatifs nous sommes coincées, jusqu’à ce que notre corps nous lâche…
Celles d’entre vous qui ont expérimenté le burn-out ou s’en sont dangereusement approchées ont toujours mis en avant cette impossibilité de dire “stop, c’est trop”, et l’impression “qu’on peut encore tenir”…
Décider intellectuellement “d’en faire moins” c’est facile, mais l’appliquer est une autre paire de manches, car les résistances sont tenaces!
—>Peur de PERDRE: l’estime des autres, sa place, son pouvoir, son statut, son aura, son salaire, l’adrénaline du challenge, l’intensité, la stimulation…)
C’est possible uniquement si l’on sent rapidement que l’on “GAGNE” quelque chose.
Un exemple me vient:
Lorsqu’on tombe amoureuse, bizarrement on réussit à se dégager du temps, même si l’on est moins efficace au travail parce qu’on en part plus tôt, même si toutes les tâches ne sont pas terminées, même si l’on perçoit l’agacement de nos collègues habitués à notre “super nous”, la version de nous à deux mille pourcents!
Et assez rapidement on se rend compte que chacun reprend ses marques avec ces nouvelles données… Soit les autres s’adaptent à la “nouvelle vous”, qui répond très honorablement aux attentes, soit ils s’y refusent et dans ce cas il est peut-être temps que vous changiez de rail… car “être amoureuse” vous apporte suffisamment de bien-être pour refuser de le sacrifier.
J’entends bien que l’on ne peut pas tomber amoureuse sur commande! Mais en revanche diversifier les activités qui nous font un bien fou, diversifier ses centres d’intérêt, multiplier les occasions de tisser des liens, en d’autres termes “ne pas mettre tous ses kiffs dans le même panier!” 😂 😂 😂 est l’une des meilleures façons d’éviter le piège du burn-out!
Sinon, si vous êtes tentées par l’utilisation des fleurs de Bach, l’Orme (Elm, n°11) ou le Chêne (Oak, n°22) seront vos alliées.
Lien Fleurs de Bach ici
EXPOS - CONCERTS
LE “NON FINITO” DANS L’ART
La qualité d’une oeuvre ne devrait-elle pas être fonction de la “performance” du peintre, du sculpteur, du danseur, c’est à dire sa capacité à donner le meilleur de lui-même, à fournir quelque chose d’abouti?
Ne décide-t-il pas que son oeuvre est terminée lorsqu’elle a atteint une forme de perfection?
Pourtant, le “non finito” (ou esthétique de l’inachevé) en tant que technique artistique (donc intentionnelle) est utilisée depuis le XVe siècle par de nombreux artistes pour s’exprimer avec un surcroît d’intensité et ouvrir un espace de dialogue avec le spectateur.
Au regard de la thématique de cette newsletter sur le culte de la performance, je trouvais le clin d’oeil opportun.
C’est si bon de comprendre que l’inachevé peut être parfait, que l’imperfection peut nous mettre en mouvement (nous émouvoir), que le non-fini invite au dialogue, que c’est peut-être même le plus intéressant car il ouvre une fenêtre de possibles.
Le non finito au travail pourrait être l’art de déléguer? de collaborer? 😉
Je vous laisse découvrir quelques podcast (courts) et documents où l’on apprend pourquoi Rodin ne finissait pas ses sculptures, pourquoi Sophie Calle considère l’inachèvement comme un aboutissement, et que les oeuvres en cours de création intéressent plus les followers d’artistes que les oeuvres terminées… (mémoire de Master II d’Anaëlle Brumant, étudiante à l’université de Paris X - Nanterre)
Pourquoi Rodin ne finit-il pas ses oeuvres (France Culture 2021, 3 mn) ici
Catalogue raisonné de l’inachevé: l’art de ne pas finir avec Sophie Calle (France Culture 2025, 39mn) ici
Mémoire d’Anaëlle Brumant L’esthétique de l’art inachevé ou le non finito dans la peinture contemporaine : de 1960 à nos jours (2025) ici
RESTOS - RECETTES
CULTIVER L’ADAPTABILITÉ
Vous connaissez l’émission “un dîner presque parfait”???
Et bien moi je préfère la version du dîner presque imparfait!!! 😅
L’idée est de savoir rebondir face à l’imprévu, de s’adapter même si l’on s’éloigne un peu du menu initial.
-Vous avez promis une crème caramel à vos enfants mais patatras! la boîte d’oeufs vous glisse des mains et finit en omelette au sol!
par quoi remplacer les oeufs ici
De façon générale, si vous sentez que vous manquez de créativité face à un imprévu (oubli dans les courses… aliment inutilisable car périmé ou autre… régime spécial d’un de vos convives) je vous conseille les applications qui vous donnent des recettes en fonction de ce que vous avez dans votre frigo:
Frigo Magic… SuperCook… ou l’application Marmiton qui a une rubrique “frigo”
Bon appétit!